De Saint-Quay à Madère
Site de Jackie & Jean-Claude CHAMEROY en Guadeloupe
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Le " QUINOCEAN "

est un petit restaurant très sympa. Il est situé au nouveau port Quinocéen de St-Quay et donne sur le coté du vieux port. Il est tenu par Pascal et Mireille. C'est certainement le resto bar glacier sandwich le plus convivial. Sans bien savoir pourquoi, nous avons très vite sympathisé et nous espérons bientôt les voir sur " Chériras " en Guadeloupe.

Leurs 3 filles : ..., ... et Charlotte.

 
 
 
Le vieux port de Saint-Quay
 
Message passé !
 
Les deux grandes filles de Mireille et Pascal
 
 

Après une nuit de navigation, les conditions météo à l'ouest du golfe de Gascogne nous contraignent à patienter à Camaret.

Camaret c'est beau, mais c'est loin de
la Guadeloupe !

 
   
   
On dirait pas, mais au large c'est très mauvais et c'est parti pour durer.
 
On s'occupe comme on peut, avec de menus bricolages.
 
     
 
   
On passe un coup à droite, ...
 
... pour essayer de faire dire à Wetterzentrale.de (site météo allemand) qu'il va faire beau. Rien à faire.
 
 
 

Allo la météo ...

... contact avec Mme Dominique ESCALE de Météo-France qui nous a mis en garde rapidement de l'effondrement de l'anticyclone et de l'arrivée de dépressions pas très saines.

Nous l'avons écouté et on s'en félicite.

   
 
Alors on tente Météo-France, téléphone dans une main et magnéto qui tente d'enregistrer.
 
Je tiens à la remercier pour son aimable coopération.
 
Tiens on va passer à gauche ce coup ci.
 
       
 
Chériras est toujours là, plus patient que nous.
 
17ème bière de la journée.
 
Marc Le Mouel qui doit traverser avec nous jusqu'à Madère note scrupuleusement ...
 
     
 
 
... chaque opportunité. Et miracle une fenêtre météo de 3 jours ...
 
... apparaît en limite du temps dont il dispose pour faire la traversée et ...
 

... reprendre son avion pour rentrer.

Las !
la fenêtre se referme chaque jour un peu plus.
 
       
 
Il n'y a pratiquement plus d'espoir de passer.
 
Les dépressions se succèdent. De la fenêtre de 3 jours, il ne reste qu'une demi journée
 
Marc nous quitte en car pour prendre un train puis un avion pour Madère rejoindre sa femme qui l'attend.
 
 
ET MIRACLE
 
La fenêtre d'une demi journée tient.
 
Enfin, elle nous semble praticable ; en louvoyant entre les dépressions.
 
 
Alors allons y. Contact avec le sémaphore de ..... pour signifier nos intentions. Un peu surpris de notre destination à cette époque
 
et de notre équipage réduit. Il collationne et transmet au CROSS.
 
Appel du CROSS qui nous fait confirmer destination, équipage, description du voilier, moyens d'alerte.
 
 
Nous déclinons Call Sign, MMSI, moyens radio, radar, navtex, balise Sarsat Cospas. Ca semble tranquiliser le CROSS, mais pas forcément nous.
   
Nous demandons qu'ils prennent un avis de passage et donnons un créneau de 50 jours pour les avertir de notre arrivée via le CROSS/AG.
 
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ET à partir de là, IL N'Y A PLUS DE PHOTOS.

 

 

 

 

ON EN A PRIS PLEIN LA TRONCHE.

     
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On a cassé tout le matériel de récupération d'un homme à la mer : RESCUE BUOY, PERCHE IOR, BOUEE COURONNE.
   
Les vagues arrachaient le matériel situé sur la plage arrière d'un 39 pieds cockpit central et pourtant il n'y avait guère que 30/35 kt ...
 
 
... mais établi depuis une semaine à plus de 35 kt et en plein dans l'axe.
 
Jackie n'a pris aucune photo, le livre de bord n'est pas renseigné. Or pour nous le livre de bord est avant tout un livre de souvenir ...
 
... plus qu'une obligation légale.
 
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Tiens des photos, ça a dû se calmer.
 
Notez le pain de mousse qui freinait le panneau que nous n'arrivions pas à caler ...
 
... et qui menaçait de défoncer ses arrêtoirs à chaque vague.
 
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Comment avons nous négocié le mauvais temps ?
   
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Le mauvais temps s'étendait dès la sortie de la rade de Brest, jusqu'au sud du Portugal, à la latitude du détroit de Gibraltar.

Le vent était toujours dans l'axe de notre route plus ou moins 20°. Nous avions toujours 25/30Kt rafales à ? et une mer forte.

 

Nous recevions régulièrement plusieurs fois par jour des météo en VHF, HF et Navtex.

Grace à cette connaissance précise en temps réel et à l'aide d'un moteur efficace (50 Cv Volvo MD2L), nous nous dégagions en quelques heures (5 à 6 h) des zônes difficiles pour se retrouver en bordure des zônes dépressionnaires et profiter d'un peu de calme et rétablir les voiles.

 
Nous avons fait environ 20% de navigation au moteur pour :
  1. 1°) au début pour nous dégager des coups de vent assez localisés,
  2. 2°) plus tard, au sud du Portugal, parceque le vent est complètement tombé,
  3. 3°) pour produire de l'électricité.
 
 
En dehors des conditions météo, notre souci constant était d'avoir un ou deux ports de déroutement éventuel.
 
Ce qui devenait de plus en plus difficile au fur età mesure qu'on faisait du sud. On a arrêté de préparer les entrées de nuit par mauvais temps de tous les ports de la côte ...
 
... dès que notre route nous mettait à plus de 24h d'un dégagement. Notre mentalité a alors changée de " marins terrestres " nous sommes passé à " marins hauturier. "
 
 
Notre domaine était la mer, subitement pour moi tout allait mieux. Il n'y avait plus de choix autre que réussir.
 
J'ai découpé dans une revue nautique une phrase de Y. PARLIER : " Ne jamais abandonner " et ...
 
... je l'ai collée devant mon nez à la table à cartes avec sa photo qui semblait me répéter cette phrase dans les moments de moral en baisse.
 
       
 
Ma spécialité, découpe du jambon, ouverture de canettes.
 
Y'en a qui bossent ...
 
... pendant que d'autres se reposent.
 
       
 
Et quand même 9 jours après
 
Madère est en vue
 
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Un parc à poisson, porté sur la carte ...
 
... mais à 0,5 NM de sa position réelle.
 
Le port de Caniçal
 
 
     
 
En regardant bien, on voit la marina
 
Quinta do Lorde, nulle part décrite. Sauf sur quelques sites tels : Kikous ou Banik.
 
Au loin, le bateau du port qui arrive.
 
   
Joao, capitaine du port, accueille les visiteurs, ce qui nous convient très bien vu que l'entrée est particulièrement invisible.
   
   
La marina est quasiment vide
   
       
       
 
Nous effectuons le plein, dans les réservoir ...
 
... et les bidons et ...
 
... dans la marina !
 
       
 
C'est calme , quand c'est calme ! (Mao Ze Dong)
   
Première pierre de Quinta do Lorde.
 
       
 
Allez hop, quelques profiterolles.
 
C'est interdit, on vous le dit en todas las lenguas.
 
Il est bô, not batô.